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EXTENSION DU PALAIS

DES BEAUX-ARTS

Année d'étude : BA3

Durée : 5 mois

Professeur encadrant : Iwan Strauven,

Wouter Van Acker, Judith Lemaire

À la suite d'une étude combinée du musée de Victor Horta et de l'essai de Robert Venturi "De l’ambiguïté en architecture" dans le cadre de l'atelier Histoire, théorie, critique, j'ai travaillé sur le mode opératoire architectural le POCHE.

L'extension est interprétée comme un bloc solide d'informations, un emmagasinage de toutes les formes. Dans ce bloc, les espaces publics sont définis comme des absences de bâti, vides creusés dans le massif d'information.

On ne peut en effet réellement creuser que dans une masse, un solide, ce que l'on peut nommer par extension un poché. Et la forme de cette masse ou de ce solide est fondamentalement indifférente, ou peut être le résultat de contraintes contextuelles ou programmatiques assumées de façon littérale. Le poché n'est donc plus lié à une problématique spatiale, mais à une stratégie du vide.

Le poché est entropique, substance à l'intérieur de laquelle on creuse, milieu isotrope à l'intérieur duquel on réserve des vides. Ces opérations sont architecturales, elles s'adressent à un milieu qu'il n'est pas requis de fragmenter et d'articuler en pièces distinctes. Le poché emporte l'idée de continuité, que la figure soit considérée par rapport au fond, ou que le fond le soit par rapport à la figure, dans une alternance possible des inversions successives, du blanc et du noir, du positif et du négatif, du plein et du vide, de la convexité et de la concavité, déjouant encore les hiérarchies compositionnelles habituelles.

Composer ou recomposer, c'est mettre de l'ordre ou concevoir un ordre dans lequel se rangent les éléments. Un état entropique déjoue toute possibilité de composer ou de recomposer. Dans une substance, un milieu entropique, dans un poché, on coupe, on tranche, on taille, on excave, on creuse, on troue. On produit des vides.

Portfolio

© 2018 SAKIZCI AYHAN

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