ACADEMIE DES ARTS
DU CIRQUE
Année d'étude : BA2
Durée : 5 mois
Professeur encadrant : Carlo Goncalves
PLACE DE LA VAILLANCE, ANDERLECHT, BRUXELLES
Le programme s’intitule : Un équipement public dans l’espace public. Le programme se fonde sur l’universalité de l’art du cirque et s’inscrit dans l’actualité de ses développements contemporains. Hors des familles traditionnelles, l’apprentissage de ses techniques est désormais accessible à tous : en pratique de loisir pour l’épanouissement personnel, en pratique intensive pour la construction d’un projet professionnel.
En détails, la surface du terrain est de 1450 m². Le bâtiment devra contenir une série de salles de hauteurs différentes selon l’activité qui y sera exercée. Nous y trouverons des espaces de convivialité, d’entraînement, d’accueil du public, d’administration, de service ainsi que des espaces extérieurs.
Conception du plan :
Un système invisible de lignes ordonnatrices orthogonales ont fondé la composition du plan de l’école de cirque : au moins une des côtés du bloc est aligné avec un côté d’un autre bloc. Entre les blocs s'étire un espace libre en méandre. Les blocs eux-mêmes sont creux. Ils contiennent des cavernes, renferment des espaces intérieurs que l'on peut utiliser.
Ce principe de base existe depuis le début. La composition architecturale offre ainsi deux espèces d'espace aux utilisateurs de l’école : l'espace entre les blocs, formant un vaste réseau ramifié entourant tout, et des espaces introvertis dans les blocs mêmes : intimes, presque comme des cachettes, un peu secrets. La disposition des blocs et l'élaboration de la trame des structures spatiales ont toujours été guidées et inspirés par l'idée d'utiliser ces espaces pour les pratiques du cirque.
Nous appelons méandre l'espace libre entre les blocs qui traverse tout le bâtiment et relie toutes ses parties. Sur le plan de la composition, le méandre est l'espace vide entre le plein des blocs massifs, un espace formé en creux. Le travail sur la forme et la disposition des blocs était toujours en même temps un travail sur le tracé et la forme du méandre. Se déplacer dans cet espace est une découverte. On s'y promène comme dans une forêt. Chacun y cherche son propre chemin.
Une école de cirque, un grand continuum spatial, un espace que je perçois comme un tout dès que j'y pénètre mais que je ne peux jamais englober du regard. Je dois le parcourir, le découvrir en marchant. J'en fais l'expérience image par image, comme une séquence spatiale.














